Afelor Liquid Caps

Composition

Principes actifs

Ibuprofène.

Excipients

Capsules molles à 200 mg

Macrogol 600 (E1521), gélatine, gélatine hydrolysée, eau purifiée, 40.00 mg solution sorbitol-sorbitan (E420) (corresp. à min. 10 mg de sorbitol), hydroxyde de potassium (E525), érythrosine (E127).

Capsules molles à 400 mg

Macrogol 600 (E1521), gélatine, gélatine hydrolysée, eau purifiée, 71.28 mg solution sorbitol-sorbitan (E420) (corresp. à min. 17.8 mg de sorbitol), hydroxyde de potassium (E525), érythrosine (E127).

Forme pharmaceutique et quantité de principe actif par unité

Afelor Liquid Caps: capsule molle à 200 mg dibuprofène.

Afelor Liquid Caps forte: capsule molle à 400 mg dibuprofène.

Indications/Possibilités d’emploi

Afelor Liquid Caps est autorisé en automédication pour le traitement à court terme de 3 jours au maximum des indications suivantes:

·douleurs articulaires et ligamentaires;

·douleurs dorsales;

·céphalées;

·maux de dents;

·douleurs menstruelles;

·douleurs après blessures;

·fièvre associée à des affections grippales.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle

Mode dadministration

Destiné à ladministration orale et uniquement en traitement de courte durée en automédication. Il est recommandé de prendre la dose efficace la plus faible pendant une durée de traitement aussi courte que possible (voir rubrique «Mises en garde et précautions»).

Les patients doivent consulter leur médecin en cas de symptômes persistants ou daggravation de ceux-ci ou encore lorsquune prise de durée supérieure à 3 jours est nécessaire.

Adultes et enfants dès 12 ans

Dose unique: 1 capsule molle.

Intervalle entre 2 prises: 4-6 heures.

Dose maximale en automédication: 6 capsules molles à 200 mg resp. 3 capsules molles à 400 mg (1200 mg dibuprofène) par jour.

Sans ordonnance médicale Afelor Liquid Caps convient pour le traitement à court terme durant 3 jours au maximum.

Enfant de moins de 12 ans

Ladministration et la sécurité de Afelor Liquid Caps chez lenfant de moins de 12 ans nont pas été étudiées systématiquement à ce jour.

Mode demploi correct

Prendre les capsules molles sans mastiquer avec suffisamment de liquide.

Les capsules dAfelor Liquid Caps ne doivent pas être prises avec des boissons chaudes.

Contre-indications

·Hypersensibilité au principe actif ou à lun des excipients selon la composition.

·Patients présentant des réactions dhypersensibilité connues telles que bronchospasme, asthme, rhinite, angiœdème ou urticaire après prise dibuprofène, dacide acétylsalicylique ou dautres anti-inflammatoires non stéroïdiens.

·Troisième trimestre de la grossesse (voir «Grossesse/Allaitement»).

·Ulcère gastrique et/ou duodénal ou hémorragie gastro-intestinale actifs ou chroniques dans lanamnèse (antécédents dau moins 2 épisodes distincts de perforation documentée ou dhémorragies).

·Antécédents dhémorragies gastro-intestinales ou perforation, en rapport avec un traitement préalable par des antirhumatismaux/anti-inflammatoires non stéroïdiens.

·Maladies intestinales inflammatoires (p.ex. maladie de Crohn, colite ulcéreuse).

·Troubles sévères de la fonction hépatique (cirrhose hépatique et ascite).

·Insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min).

·Insuffisance cardiaque sévère (NYHA III-IV).

·Traitement de douleurs post-opératoires après un pontage coronarien (ou après utilisation dune assistance cardiorespiratoire).

Mises en garde et précautions

Mise en garde générale pour lutilisation danti-inflammatoires non stéroïdiens systémiques

Effets gastro-intestinaux: Des ulcères, des saignements ou des perforations gastro-intestinaux parfois dissue fatale peuvent être observés chez des patients traités avec des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), sélectifs de la COX-2 ou non. Ces effets indésirables peuvent survenir à tout moment sans signes annonciateurs ni antécédents connus. Pour réduire ce risque, il convient donc dadministrer la dose efficace la plus faible, pendant une durée de traitement aussi courte que possible.

Le risque dhémorragie, dulcères et de perforation gastro-intestinaux augmente avec la dose dAINS chez les patients avec des antécédents dulcères, en particulier accompagnés de complications telles quhémorragies et perforations (voir aussi «Contre-indications») ainsi que chez les patients plus âgés. Ces patients doivent commencer le traitement avec les doses les plus faibles disponibles.

Les patients ayant des antécédents de toxicité gastro-intestinale, en particulier les personnes très âgées, doivent signaler tout symptôme inhabituel survenant au niveau de labdomen (en particulier des saignements gastro-intestinaux) surtout en début de traitement.

La prudence est de mise chez les patients recevant une médication concomitante pouvant accroître le risque dulcères ou de saignements, telle que corticostéroïdes oraux, anticoagulants comme la warfarine, inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine ou inhibiteur de lagrégation plaquettaire comme laspirine (voir aussi sous «Interactions»).

Lorsquun patient sous ibuprofène présente des saignements gastro-intestinaux ou des ulcères, il faut arrêter le traitement.

Effets cardiovasculaires ou cérébro-vasculaires: Des études contrôlées contre placebo ont mis en évidence pour certains inhibiteurs sélectifs de la COX-2 une augmentation du risque de complications cardio-vasculaires et cérébro-vasculaires thrombotiques.

Les études cliniques et les données épidémiologiques suggèrent que lutilisation dibuprofène, en particulier à des doses élevées (2400 mg/jour) et sur une durée prolongée, est associée à un risque accru dévénements thrombotiques artériels (infarctus du myocarde et accident vasculaire cérébral, p.ex.).

Par conséquent, jusquà ce que de telles données soient disponibles, libuprofène ne doit être administré quaprès évaluation minutieuse du rapport bénéfice/risque en cas de pathologie coronarienne avérée, de maladies cérebro-vasculaires, dartériopathies obstructives périphériques ou aux patients présentant dimportants facteurs de risques (p.ex. hypertension, hyperlipidémie, diabète sucré, tabagisme). Tenant compte de ce risque, il convient dadministrer la dose efficace la plus faible, pendant une durée de traitement aussi courte que possible.

Les effets rénaux des AINS incluent la rétention hydrique avec œdèmes et/ou hypertension artérielle. Chez les patients présentant des troubles de la fonction cardiaque et/ou une hypertension et dautres états qui les prédisposent à la rétention hydrique, libuprofène ne devrait donc être utilisé quavec prudence.

Celle-ci est également de rigueur chez les patients qui prennent simultanément des diurétiques ou des inhibiteurs de lECA et en cas de risque élevé dhypovolémie.

Une certaine prudence est de mise dans les situations suivantes, où Afelor Liquid Caps ne doit être pris que sur prescription et sous surveillance médicale:

·Prudence chez les patients très âgés, on observe une fréquence supérieure deffets indésirables après la prise dAINS, en particulier des saignements gastro-intestinaux et des perforations, parfois dissue fatale. Par conséquent, pour des raisons médicales de principe, la prudence est recommandée. Il est surtout recommandé dadministrer la dose efficace la plus faible possible aux patients âgés fragiles ou de faible poids corporel.

·Chez les patients souffrant ou ayant souffert dasthme bronchique, libuprofène peut déclencher un bronchospasme.

·En cas dinsuffisance rénale.

·En cas dinsuffisance cardiaque.

·En cas de troubles de la fonction hépatique ou dinsuffisance hépatique.

·Effets hématologiques: comme dautres anti-inflammatoires non stéroïdiens, libuprofène peut inhiber lagrégation plaquettaire et allonger le temps de saignement.

En cas dutilisation non conforme, prolongée et à fortes doses de substances analgésiques, des céphalées peuvent apparaître; celles-ci ne doivent pas être traitées par de plus fortes doses de lantalgique.

Effets rénaux: de manière générale, lutilisation continue danalgésiques, en particulier lassociation de différents principes actifs analgésiques, peut provoquer des lésions rénales persistantes avec le risque dune défaillance rénale (néphropathie des analgésiques).

Autres AINS: lutilisation dibuprofène en association avec dautres AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase 2, doit être évitée.

Lupus érythémateux systémique (LES) et collagénoses mixtes: le lupus érythémateux systémique et les collagénoses mixtes en raison du risque accru de méningite aseptique.

Fertilité: il est fortement probable que les principes actifs inhibant la synthèse des prostaglandines/de la cyclo-oxygénase puissent affecter la fertilité de la femme par un effet sur lovulation. Cela est réversible à larrêt du traitement.

Réactions cutanées sévères: très rarement, de graves réactions cutanées dont certaines dissue fatale, y compris dermatite exfoliative, syndrome de Stevens-Johnson et nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Lyell) ainsi quexanthème médicamenteux avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS) ont été rapportées sous traitement par AINS (voir aussi «Effets indésirables»). Le risque de ce type de réactions semble être maximal au début du traitement, puisque ces réactions sont apparues pour la plupart au cours du premier mois de traitement. Des cas de pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG) ont été rapportés en lien avec des médicaments contenant de libuprofène. Dès les premiers signes déruptions cutanées, de lésions muqueuses ou dautres signes dune réaction dhypersensibilité, le traitement par Afelor Liquid Caps doit être arrêté.

Dissimulation des symptômes dinfections sous-jacentes: Afelor Liquid Caps peut masquer les symptômes dune infection, ce qui peut retarder la mise en place dun traitement adéquat et ainsi aggraver linfection. Cest ce qui a été observé dans le cas des pneumonies communautaires dorigine bactérienne et des complications bactériennes de la varicelle. Lorsque Afelor Liquid Caps est administré pour traiter la fièvre ou la douleur liée à une infection, il est conseillé de surveiller linfection. En milieu non hospitalier, le patient doit consulter un médecin si les symptômes persistent ou saggravent.

Ce médicament contient au moins 10 mg de sorbitol par capsule molle à 200 mg ou au moins 17 mg de sorbitol par capsule molle à 400 mg.

Leffet additif des produits administrés concomitamment contenant du sorbitol (ou du fructose) et lapport alimentaire de sorbitol (ou de fructose) doit être pris en compte. La teneur en sorbitol dans les médicaments à usage oral peut affecter la biodisponibilité dautres médicaments à usage oral administrés de façon concomitante.

Interactions

Libuprofène ne doit pas être pris en association avec:

·Lacide acétylsalicylique (Aspirine): à lexception de lacide acétylsalicylique très faiblement dosé (<75 mg/j), puisquil peut accroître le risque deffets indésirables (voir aussi «Mises en garde et précautions»).

·Dautres anti-inflammatoires non stéroïdiens y compris les inhibiteurs de la COX-2: La prise concomitante de deux AINS ou plus est à éviter, puisque le risque deffets indésirables est accru (voir aussi «Mises en garde et précautions»).

Les données expérimentales indiquent que, lors dune administration concomitante, libuprofène peut inhiber leffet sur lagrégation plaquettaire de lacide acétylsalicylique faiblement dosé. Ces données sont toutefois limitées et lextrapolation de données ex vivo à la situation clinique est incertaine. On ne peut tirer aucune conclusion certaine concernant la prise régulière dibuprofène. Un effet clinique significatif est improbable lors de la prise occasionnelle dibuprofène (voir «Propriétés/Effets»).

Autres anti-inflammatoires non stéroïdiens et/ou glucocorticoïdes ainsi que lalcool: renforcement des effets secondaires gastro-intestinaux, risque accru dhémorragies gastro-intestinales. Lacide salicylique déplace libuprofène de sa liaison aux protéines.

Libuprofène doit être utilisé avec prudence en cas dassociation avec:

Probénécide, sulfinpyrazone: libuprofène est éliminé plus lentement, laction uricosurique du probénécide et de la sulfinpyrazone est réduite.

Anticoagulants oraux: les anti-inflammatoires peuvent renforcer leffet des anticoagulants tels que la warfarine.

Antidiabétiques oraux: il na pas été observé de renforcement de leffet hypoglycémiant.

Antihypertenseurs (inhibiteur de lECA et antagonistes de langiotensine II) et diurétiques: il faut sattendre à une diminution de lefficacité des diurétiques et des antihypertenseurs. Chez les patients présentant une insuffisance rénale (p.ex. patients déshydratés ou patients âgés présentant une insuffisance rénale), le traitement simultané par un ECA ou par un antagoniste de langiotensine II et des substances inhibant la cyclo-oxygénase, peut induire une aggravation de la fonction rénale, y compris une potentielle insuffisance rénale aiguë, généralement réversible.

Il faut aussi prendre en compte cette interaction chez les patients qui prennent des inhibiteurs de la COX-2 en association avec des inhibiteurs de lECA ou des antagonistes de langiotensine II. Par conséquent, une telle association doit être utilisée uniquement avec prudence, surtout chez les patients âgés. Les patients devront être encouragés à prendre une quantité adéquate de liquide et les valeurs rénales doivent être surveillées régulièrement après le début du traitement concomitant. Les diurétiques peuvent accroître le risque de néphrotoxicité des AINS.

Lutilisation simultanée dibuprofène et de diurétiques dépargne potassique peut provoquer une hyperkaliémie.

Corticostéroïdes: risque accru dulcère et de saignements gastro-intestinaux (voir «Mises en garde et précautions»).

Inhibiteurs de lagrégation plaquettaire et inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS): risque accru de saignements gastro-intestinaux (voir «Mises en garde et précautions»).

Antagonistes des récepteurs histaminiques H: il nest pas prouvé que libuprofène exerce une interaction dimportance clinique avec la cimétidine ou la ranitidine.

Glycosides cardiaques: les AINS peuvent provoquer une insuffisance cardiaque, réduire le TFG ainsi quaugmenter les taux plasmatiques des glycosides tels que la digoxine.

Phénytoïne: il se peut que la concentration plasmatique de la phénytoïne soit augmentée.

Lithium: ladministration concomitante peut provoquer une élévation de la lithémie, il est donc recommandé de contrôler la concentration plasmatique du lithium.

Méthotrexate: augmentation de la toxicité du méthotrexate. Il est possible que le taux plasmatique de méthotrexate soit accru en cas dadministration concomitante.

Baclofène: augmentation de la toxicité du baclofène.

Antibiotiques du groupe des quinolones: laction centrale est augmentée. Les études menées chez les animaux ont démontré que les convulsions associées aux quinolones pouvaient être plus fréquentes dans un contexte dAINS. Les patients qui prennent des quinolones et des AINS simultanément peuvent présenter un risque accru de convulsions.

Ciclosporines: la toxicité rénale peut être augmentée.

Mifépristone: les AINS ne doivent pas être utilisés pendant les 8-12 jours suivant la prise de mifépristone parce que les AINS peuvent diminuer leffet de la mifépristone.

Tacrolimus: le risque de néphrotoxicité peut être accru en cas de prise concomitante de tacrolimus et dAINS.

Zidovudine: la prise concomitante de zidovudine et dAINS accroît le risque de toxicité hématologique. Certains éléments parlent en faveur dun risque accru dhémarthroses et dhématomes chez les hémophiles VIH positifs en cas de prise concomitante de zidovudine et dAINS.

Grossesse, Allaitement

Grossesse

Linhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir une incidence négative sur la grossesse ainsi que sur le développement embryonnaire et fœtal. Selon certaines données tirées détudes épidémiologiques, ladministration dinhibiteurs de la synthèse des prostaglandines au début de la grossesse accroît en effet le risque de fausses couches, de malformations cardiaques et de gastroschisis. On présume que ce risque est proportionnel à la dose administrée et à la durée du traitement.

Chez les animaux, il est prouvé que ladministration dinhibiteurs de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré- et postimplantatoires ainsi que de la létalité embryo-foetale. En outre, une incidence accrue de différentes malformations, notamment cardiovasculaires, a été rapportée chez les animaux qui avaient reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines pendant la phase de lorganogenèse.

Tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent:

·exposer le fœtus aux risques suivants:

toxicité cardio-pulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire).

atteintes rénales allant jusquà linsuffisance rénale et loligohydramnios.

·exposer la mère et lenfant aux risques suivants:

allongement potentiel du temps de saignement, un effet antiagrégant plaquettaire pouvant intervenir même après administration de doses très faibles.

inhibition des contractions utérines retardant ou allongeant laccouchement.

Premier et deuxième trimestres

Pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse, libuprofène ne doit être administré quen cas de nécessité absolue. Si libuprofène est donné à une femme qui envisage une grossesse ou qui est au premier ou au deuxième trimestre de sa grossesse, la dose doit être aussi faible et la durée du traitement aussi courte que possible.

Oligohydramnios / insuffisance rénale néonatale / rétrécissement du canal artériel

La prise dAINS à partir de la 20e semaine de grossesse peut provoquer des troubles de la fonction rénale du fœtus, qui peuvent entraîner un oligohydramnios et dans certains cas, une insuffisance rénale néonatale. Ces effets indésirables surviennent en moyenne après quelques jours à quelques semaines de traitement, mais des oligohydramnios ont été rapportés, dans de rares cas, dès 48 heures après le début dun traitement par AINS. Loligohydramnios est souvent réversible à larrêt du traitement, mais pas toujours. Les complications dun oligohydramnios prolongé comprennent par exemple des contractures des membres et une maturation pulmonaire tardive. Depuis la mise sur le marché, des méthodes invasives telles quune transfusion déchange ou une dialyse ont été nécessaires dans quelques cas de fonction rénale néonatale réduite.

En outre, un rétrécissement du canal artériel a été observé à la suite du traitement au deuxième trimestre, avec un retour à la normale après larrêt du traitement dans la plupart des cas.

Il y a lieu denvisager une surveillance par échographie du liquide amniotique et du cœur du fœtus lorsque le traitement par Afelor Liquid Caps se prolonge au-delà de 48 heures. En cas de survenue dun oligohydramnios ou de rétrécissement du canal artériel, arrêter Afelor Liquid Caps et procéder aux examens de suivi selon la pratique clinique.

Troisième trimestre

Libuprofène est contre-indiqué pendant le troisième trimestre de la grossesse.

Allaitement

Les AINS passent dans le lait maternel. Par mesure de précaution, libuprofène ne doit donc pas être administré aux femmes qui allaitent. Si le traitement savère indispensable, il convient alors de nourrir lenfant au biberon.

Fertilité

Lutilisation dibuprofène peut avoir un impact négatif sur la fécondité féminine et nest dès lors pas recommandé aux femmes qui envisagent une grossesse.

Larrêt des traitements à base dibuprofène devrait également être envisagé chez les femmes qui ne parviennent pas à débuter une grossesse ou qui subissent des tests de fécondité.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Afelor Liquid Caps peut atténuer les réflexes au point de diminuer laptitude à la conduite et à lutilisation de machines (voir «Effets indésirables»).

Effets indésirables

Les effets indésirables rapportés sous ibuprofène sont classés ci-dessous par systèmes dorganes et par fréquence. Les indications de fréquence correspondent aux conventions suivantes: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100, <1/10), occasionnels (≥1/1000, <1/100), rares (≥1/10000, <1/1000), très rares (<1/10000) et fréquence inconnue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Affections hématologiques et du système lymphatiques

Occasionnels: Anémie ferriprive.

Très rares: Troubles hématologiques tels quagranulocytose, thrombopénie, neutropénie, anémie aplasique, leucopénie, pancytopénie, anémie hémolytique auto-immune.

Les premiers signes sont la fièvre, des douleurs de la gorge, des blessures buccales superficielles, des troubles pseudo-grippaux, une forte fatigue, des saignements de nez et des hémorragies cutanées.

Affections du système immunitaire

Réactions dhypersensibilité1 constituées de:

Occasionnels: Urticaire, prurit.

Très rares: Réactions graves dhypersensibilité. Les symptômes suivants peuvent apparaître: œdème du visage, tuméfaction de la langue, œdème laryngé, dyspnée, tachycardie et chute de la tension artérielle. Angiœdème, bronchospasme et choc anaphylactique.

Fréquence inconnue: Réactions des voies respiratoires y compris asthme, exacerbation dasthme ou dyspnée

Affections psychiatriques

Très rares: États psychotiques, dépression et anxiété.

Affections du système nerveux

Fréquents: Céphalées.

Occasionnels: Vertige.

Très rares: Méningite aseptique2.

Affections oculaires

Très rares: Troubles de la vision, amblyopie, névrite optique.

Affections de loreille et du labyrinthe

Très rares: Acouphènes, surdité.

Affections cardiaques

Très rares: Insuffisance cardiaque et œdème.

Affections vasculaires

Très rares: Hypertension.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très rares: œdème aigu du poumon.

Affections gastro-intestinales

Fréquents: Nausée, sensation de réplétion, dyspepsie, douleurs abdominales, diarrhée, constipation et gastrite érosive.

Occasionnels: Vomissement.

Rares: Ballonnements.

Très rares: Ulcère peptique avec perforations ou hémorragies gastro-intestinaux, méléna, hématémèse, parfois dissue fatale, en particulier chez les patients âgés, stomatite ulcéreuse.

Fréquence inconnue: Exacerbation dune colite ou de la maladie de Crohn.

Affections hépatobiliaires

Très rares: Troubles de la fonction hépatique, lésions hépatiques

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Occasionnels: Éruptions cutanées diverses, purpura

Très rares: Des réactions cutanées de formes sévères telles que réactions bulleuses y compris syndrome de Stevens-Johnson, érythème multiforme, fascéite nécrosante et nécrolyse épidermique toxique peuvent apparaître.

Fréquence inconnue: Hypersensibilité médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques (DRESS), pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), réactions de photosensibilité.

Affections du rein et des voies urinaires

Occasionnels: Troubles de la fonction rénale et œdème.

Très rares: Insuffisance rénale aiguë, nécrose papillaire surtout en cas dutilisation prolongée accompagnée délévation de la concentration sanguine dacide urique, néphrite tubulo-interstitielle.

Troubles généraux et anomalies au site dadministration

Occasionnels: Fatigue et asthénie.

Investigations:

Très rares: Diminution du taux dhémoglobine.

1 Des réactions dhypersensibilité ont été observées sous traitement par ibuprofène. Celles-ci peuvent être a) des réactions allergiques non spécifiques et des réactions anaphylactiques, b) des réactions des voies respiratoires y compris asthme, exacerbation dun asthme, bronchospasme ou dyspnée, ou c) des réactions cutanées diverses y compris éruption cutanée de différentes formes, prurit, urticaire, purpura, angiœdème et plutôt rarement des dermatoses exfoliatives et bulleuses telles que la nécrolyse épidermique toxique, le syndrome de Stevens-Johnson ou lérythème multiforme.

2 Le mécanisme pathologique de la méningite aseptique induite par le principe actif nest pas complètement élucidé. Pourtant, les données disponibles concernant la méningite aseptique induite par les AINS suggèrent une réaction dhypersensibilité (en raison de la relation temporelle entre lutilisation et la disparition des symptômes à larrêt du traitement). Dans des cas isolés, la symptomatologie dune méningite aseptique a été observée avec raideur de la nuque, céphalées, nausée, vomissement, fièvre ou désorientation pendant le traitement par ibuprofène chez des patients présentant une pathologie autoimmune connue (tels que p.ex. patients souffrant dun lupus érythémateux systémique, de diverses pathologies du tissu conjonctif).

Lannonce deffets secondaires présumés après lautorisation est dune grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion deffet secondaire nouveau ou grave via le portail dannonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Signes et symptômes: La plupart des patients ayant ingéré une quantité très importante dibuprofène développent surtout des symptômes de nausée, vomissements, douleurs épigastriques, vertige, somnolence, tremblements et dans de rares cas, diarrhées, acouphènes, céphalées et ataxie, tachycardie, myosis et élévation réversible des transaminases et de la bilirubine; une thrombopénie et des hémorragies gastro-intestinales sont aussi possibles. En cas de surdosage plus grave apparaît une toxicité du SNC accompagnée de symptômes tels que vertige, obnubilation, occasionnellement excitation et désorientation, perte de connaissance ou coma. Des convulsions apparaissent occasionnellement. En cas dintoxication grave, une hyperkaliémie et une acidose métabolique peuvent apparaître, le temps de prothrombine peut être allongé, probablement en raison dinteractions avec les facteurs de coagulation. Une utilisation prolongée à des doses supérieures à celles recommandées peut entraîner une hypokaliémie sévère et une acidose tubulaire rénale. Les symptômes peuvent inclure une diminution de la conscience et une faiblesse généralisée. Une insuffisance rénale aiguë et une insuffisance hépatique, une hypotension, une dépression respiratoire et une cyanose peuvent aussi apparaître. Une exacerbation de lasthme et une apnée sont possibles chez les asthmatiques et les enfants de moins de 2 ans.

Des symptômes graves sont possibles à partir de 400 mg/kg bien que des doses de 60 g aient été tolérées sans problèmes et que des personnes aient survécu à des doses allant jusquà 100 g. Chez les personnes âgées, les enfants en bas âge, les insuffisants hépatiques ou rénaux et les alcooliques, des symptômes graves peuvent déjà se manifester à des doses plus faibles.

Traitement: Le traitement dun surdosage est un traitement symptomatique et de soutien avec maintien des fonctions respiratoires, ainsi que surveillance et stabilisation cardiaque et des fonctions vitales.

A partir dune dose >200 mg/kg (petit enfant) ou de 20 g (adulte), détoxification à laide de charbon activé (administration unique par voie orale de 1 g/kg de poids corporel en suspension aqueuse). Par contre, lors dun surdosage excessif, procéder à un lavage gastrique suivi dune administration de charbon activé dans lheure suivant lingestion. Une surveillance médicale est requise à partir de 300 mg/kg et chez tous les sujets à risque élevé. Durée de la surveillance: 4 heures, 12 heures pour les préparations à libération retardée. Analyses de laboratoire: transaminases, créatinine et bilirubine; chez les patients symptomatiques, analyse complémentaire des gaz sanguins, des électrolytes et des thrombocytes. Lorsque libuprofène est déjà absorbé, il faut administrer des substances alkalinisantes qui favorisent lexcrétion urinaire de libuprofène acide. En cas de convulsions répétées ou persistantes, un traitement par diazépam ou lorazépam sera instauré. En cas dasthme il faut administrer des bronchodilatateurs.

Propriétés/Effets

Code ATC

M01AE01

Mécanisme d’action

Afelor Liquid Caps a des propriétés analgésiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires. Libuprofène est un dérivé de lacide propionique qui a un effet inhibiteur marqué sur la synthèse des prostaglandines, ce qui explique son effet analgésique et anti-inflammatoire. De plus, libuprofène inhibe de manière réversible lagrégation plaquettaire.

Des données expérimentales indiquent quen cas dadministration concomitante dibuprofène et dacide acétylsalicylique, leffet de lacide acétylsalicylique faiblement dosé sur lagrégation plaquettaire peut être inhibé. Au cours dune étude pendant laquelle 400 mg dibuprofène en dose unique étaient administrés soit 8 heures avant, soit 30 minutes après la prise dune préparation dacide acétylsalicylique (81 mg) à libération rapide, on a observé une diminution de leffet de lacide acétylsalicylique sur la formation de thromboxane et donc sur lagrégation plaquettaire. Cependant, ces données limitées et limprobable extrapolation de ces données ex vivo à une situation clinique ne permettent pas de tirer des conclusions certaines concernant une prise régulière dibuprofène. En cas dutilisation occasionnelle dibuprofène, une réaction croisée cliniquement significative est improbable.

Pharmacodynamique

Voir «Mécanisme daction».

Efficacité clinique

Pas de donnée spécifique disponible.

Pharmacocinétique

Absorption

La concentration plasmatique maximale de 49,9 mg/l est atteinte en 46 minutes après une dose orale de capsules molles équivalente à 400 mg dibuprofène. Si le produit est pris après un repas, labsorption, qui a lieu principalement au niveau de lintestin grêle, est considérablement plus lente et les concentrations sériques maximales sont plus basses. La demi-vie sérique est de 1,5-2 heures.

Distribution

La liaison aux protéines est de 99% environ.

Métabolisme

Libuprofène est décomposé dans le foie en deux métabolites principaux.

Élimination

Libuprofène est éliminé rapidement par les reins, principalement sous forme de métabolites inactifs. Il ne se produit pas daccumulation dibuprofène, même lors dadministration répétée. 24 heures après la dernière dose, libuprofène ou ses métabolites sont presque totalement éliminés. Aucune différence na pu être démontrée quant au profil pharmacocinétique chez les personnes âgées. Des études limitées démontrent que libuprofène est excrété en concentrations infimes dans le lait maternel.

Données précliniques

Mutagénicité

Libuprofène na révélé aucun potentiel mutagène in vitro et nétait pas carcinogène chez le rat et la souris.

Toxicité sur la reproduction

Les études expérimentales ont montré que libuprofène passe la barrière placentaire, mais na pas deffet tératogène.

Remarques particulières

Stabilité

Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.

Remarques particulières concernant le stockage

Conserver à température ambiante (15 - 25 °C), dans lemballage dorigine et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

69402 (Swissmedic).

Présentation

Afelor Liquid Caps 200 mg: emballage de 10 capsules molle. [D]

Afelor Liquid Caps forte 400 mg: emballage de 10 capsules molle. [D]

Titulaire de l’autorisation

NOBEL Pharma Schweiz AG, Risch.

Mise à jour de l’information

Juin 2023.